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 Les secrets de pêcheurs a l' anglaise (3)

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Manni
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MessageSujet: Les secrets de pêcheurs a l' anglaise (3)   Sam 21 Juin - 18:26

Pour que vous puissiez vous faire une idée de la taille de ces différents plombs, vous les trouverez à la
page précédente reproduits grandeur réelle. Si l'on compare avec les plombs français, on obtient
à peu près la correspondance suivante :


AA .....................3/0

BB .....................1

4 ......................3


Autres accessoires
Il y a un certain nombre d'accessoires indispensables pour pêcher au moulinet et qui, soit dit en passant, sont également utiles dans d'autres modes de pêche.

— Le lance-pierre, qui permet d'amorcer au large. En fait, il en existe deux types différents.
L'un à poche rigide (de forme semi-sphérique) prévu pour lancer des boulettes d'amorce ; ne cherchez pas à l'utiliser pour lancer des esches « pures » (asticots, graines, etc.)car vous en mettriez partout
sauf là où vous le voulez. Dans ce cas, employez le modèle à pochette souple qui vous permettra une bien meilleure précision et une moindre «dispersion ».

— Le repose-canne. C'est une pique métallique sur laquelle se visse une tête de forme variable (U, demi-cercle...). Un engin très pratique pour poser la canne soit lorsqu'on décroche un poisson, soit quand on amorce. En posant la canne par terre on risque toujours de la détériorer, d'abîmer la ligne ou le flotteur. A noter que les repose-cannes sont maintenant adoptés par de nombreux pêcheurs
à la roubaisienne pour y caler leurs rallonges lorsqu'ils déboîtent.

—La boîte à flotteurs. La pêche au moulinet exigeant une gamme assez importante de flotteurs, il faut bien ranger ceux-ci et il est bon de les classer par type et par taille. Pour ce faire, on peut utiliser un
système simple : soit dans une boîte, soit sur un des « plateaux» du panier-siège, on colle des bandes de mousse synthétique de 2 cm de large sur 1,5 cm de haut. A l'aide d'une lame de rasoir, on trace dans la mousse des fentes dans lesquelles on coincera les flotteurs qui seront ainsi parfaitement maintenus en place.

— La bourriche « anglaise».
Ce sont les pêcheurs au moulinet qui, inspirés par leurs confrères britanniques, ont « lancé » en France cette bourriche. Cela dit, elle est, à mes yeux, indispensable à tous les pêcheurs au coup... ou au moins à ceux qui considèrent (et j'en suis !) comme parfaitement absurde de tuer inutilement des poissons alors qu'il est facile — grâce à cette bourriche — de les conserver vivants et de les remettre ensuite à l'eau. Ayant déjà maintes fois dit ma façon de penser à ce sujet, je ne m'étendrai pas davantage
sur la question.

Le sondage et l'amorçage


Le sondage à distance

Parmi les très nombreuses questions qui m'ont été posées à propos de la pêche à l'anglaise, celle qui revient incontestablement le plus souvent concerne le sondage. Il apparaît que nombre de néophytes
ne savent pas trop comment s'y prendre pour déterminer la profondeur sur le « coup » qu'ils ont choisi. La réponse est simple mais mérite quelques explications.

Nous avons vu que pour positionner le flotteur, on utilise deux ou plusieurs plombs lorsque la profondeur
n'excède pas la longueur de la canne et qu'on peut par conséquent pêcher en bouchon fixe ; quand, au contraire, la profondeur est plus importante (grosso modo au-dessus de 3,50 m), on a recours au bouchon coulissant.
Dans l'un et l'autre cas, cependant, la méthode pour sonder reste la même. Je commence toujours par confectionner une ligature d'arrêt comme si j'allais pêcher au bouchon coulissant (même si ça ne doit pas être le cas). Je glisse le flotteur sur la ligne, pose un bas de ligne avec l'hameçon, et une sonde sur celui-ci. Puis,je détermine une profondeur arbitraire — par exemple 2,50 m — en faisant coulisser la ligature d'arrêt à la distance correspondante.
Je lance alors la ligne à l'eau et à l'endroit choisi et je regarde ce qui se passe : soit le flotteur reste à plat après avoir buté sur le nœud d'arrêt, soit il disparaît sous l'eau entraîné par la sonde. Je vais, de toute façon,avoir une idée approximative de la profondeur : 2 mètres,4 mètres, 6 mètres... Il va falloir ensuite procéder par tâtonnements.

Si le bouchon est resté à plat, c'est que la profondeur choisie au « pifomètre » était trop importante : je vais alors relancer plusieurs fois la ligne en diminuant à chaque fois le fond de 20 ou 30 cm.
En quatre ou cinq lancers, je vais probablement parvenir à trouver la profondeur sinon exacte au moins très proche de la réalité.
En effet, si, par exemple, au quatrième lancer, le bouchon émergeait encore et qu'au cinquième il est en place ou disparaît entraîné par la sonde je sais que je suis dans la zone immédiate du fond, à quelques centimètres près. Si, au premier lancer,j'ai constaté que la profondeur est plus importante que celle choisie arbitrairement, je vais procéder de la même façon mais en sens inverse, c'est-à-dire lancer plusieurs fois successivement en rajoutant du fond à chaque fois. Bien sûr, si le fond est
très important, je ne vais pas procéder par tranches de 20 ou 30 cm, mais je vais, aux deuxième et troisième lancers,ajouter carrément 1 mètre ou 2. Il va ainsi arriver un moment où le flotteur cessera de disparaître et je saurais alors que je suis à peu près à la bonne profondeur.

Ce système de sondage avec bouchon coulissant permet de ne mettre les plombs en place qu'après
avoir déterminé la profondeur et évite d'avoir à modifier le montage de la ligne. Ainsi, si on constate que la profondeur n'est pas très importante, on posera les plombs de manière à pêcher en bouchon fixe (et la ligature d'arrêt pourra rester sur la ligne, elle ne gênera pas) ; si, au contraire, on est amené à pêcher au bouchon coulissant parce que la profondeur est de 4 ou 5 mètres, il n'y aura qu'à disposer les plombs comme indiqué. Il y a également un autre intérêt : c'est qu'en sondant avec un bouchon coulissant — et si l'on prend la précaution de ne pas « brider » le fil — la ligne est
beaucoup moins oblique dans l'eau lors du sondage qu'avec un bouchon fixe.

Bien entendu, on aura compris qu'on ne détermine pas en sondant de la sorte une profondeur de 2 ou 3 mm près comme on pourrait le faire avec une roubaisienne.
Mais il faut comprendre qu'on pêche loin du bord et que, s'adressant généralement à de gros poissons, on a le plus souvent intérêt à ce que le bas de ligne traîne de 10 à 20 cm sur le fond, et c'est bien sûr facile à obtenir puisqu'il suffit de rajouter une ou deux « plumes » jusqu'à ce qu'on traîne vraiment trop, ce qui est visible par le comportement du flotteur dont l'antenne émerge alors exagérément.




L'amorçage
Les nouveaux venus à la pêche au moulinet pensent généralement qu'ils vont éprouver des difficultés à amorcer convenablement leur « coup » situé à 15, 20 ou 30 mètres.
Crainte probablement née du fait qu'ils sont obnubilés par les habitudes acquises dans la pêche au coup classique. Avec une canne sans moulinet, la ligne travaille toujours pratiquement au même endroit (en eau calme) ou effectue le même « trajet », la même coulée (en eau courante). Le but de l'amorçage consiste à rassembler le maximum de poissons dans un minimum de place et à un endroit précis,ce besoin de précision étant encore accentué lorsqu'on utilise une amorce à base de « fouillis » qui, s'il était éparpillé, amènerait les poissons à se balader un peu partout et à tous les étages.
En pêche au moulinet,il en va autrement. D'abord, quelle que soit l'adresse d'un pêcheur,
il est peu probable qu'il parvienne à lancer sa ligne et à la faire évoluer toujours exactement au même endroit. D'un lancer à l'autre, il va obligatoirement y avoir une différence,plus ou moins importante suivant l'habileté du pêcheur. Ne serait-ce que pour cette raison, celui-ci n'a donc pas intérêt à amorcer sur une surface très restreinte mais bien plutôt à répartir son amorce sur une zone un peu plus vaste, mettons un carré de 1 m ou 1,50 m de côté. Il faut par ailleurs bien s'imprégner de l'idée qu'en péchant au moulinet, on utilise le plus souvent, au lieu du ver de vase, de la graine ou de la pâte, des esches telles que l'asticot ou le blé, lesquelles s'accommodent bien d'un amorçage au rappel. Sauf cas exceptionnels (rivières très courantes du type Loire), il est préférable
le plus souvent, lorsqu'on utilise l'asticot, de ne pas amorcer trop copieusement au départ : trois ou quatre boules d'amorce truffée d'asticots sont largement suffisantes. Il restera ensuite à rappeler à
intervalles réguliers, toutes les cinq ou dix minutes. Je m'inscrisen faux contre la théorie selon laquelle seul un amorçage massif de départ peut amener le beau poisson : c'est souvent vrai lorsqu'on pêche au ver de vase et au fouillis (et encore, pas toujours !), ça ne l'est pas lorsqu'on utilise l'asticot. J'ai suffisamment pris de beaux poissons (grosses brèmes, tanches, carpeaux, chevesnes...) en n'amorçant qu'au rappel pour avoir une idée définitive sur la question.

Reste le problème de lancer l'amorce à distance. A l'expérience, lancer des boulettes à 20 ou 30 mètres n'exige pas une technique extraordinaire.
Tout au plus, un peu d'entraînement. A ce sujet, je signale, à titre anecdotique, que les Anglais ont coutume de s'entraîner de la façon suivante :
dans leur jardin ou sur un pré quelconque, ils disposent un chapeau ou un seau dans lequel, en se postant à bonne distance, ils essaient de placer des boules
d'amorce.


J'indique également que si l'on veut propulser l'amorce loin et de façon précise,on a intérêt à utiliser le lancer « à bras cassé », exactement comme lorsqu'on veut lancer un caillou.
Bien sûr, il y a des cas où la distance à atteindre est trop longue : il y a aussi le cas où l'on préfère
rappeler à l'asticot pur, sans adjonction d'amorce (ce qui, soit dit en passant, est souvent très rentable, particulièrement pour le beau poisson). Il faut alors avoir recours au lance-pierres. Très
utilisé par les pêcheurs de carpe au maïs, au blé ou à la fève, le lance-pierres est indispensable au pêcheur à l'anglaise. On trouve maintenant dans le commerce des engins importés de Grande-Bretagne (mais il est également facile d'en bricoler soi-même) qui permettent de lancer aisément une « pochée »
d'asticots à bonne distance.

Sur ces lance-pierres je vous rappelle qu'il existe deux types de « poches » : j'en ai parlé au chapitre des accessoires . Pour votre prochaine partie de pêche à l'anglaise, essayez donc de procéder de
la façon suivante en arrivant à votre place, lancez trois boulettes d'amorce bien garnies d'asticots. Puis, toutes les dix minutes,propulsez au lance-pierres une bonne pochée d'asticots purs.


Il m'étonnerait bien que ça ne marche pas. Sauf, bien sûr, si vous péchez dans des eaux très rapides qui exigent un amorçage plus soutenu..mais également des flotteurs autres que le waggler. Nous allons
voir lesquels.

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