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 La pêche de l'anguiille

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Manni
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MessageSujet: La pêche de l'anguiille   Jeu 31 Déc - 16:17

Mars 1977. Plus de 30 ans. Certains d’en nous n’étaient pas nés. Voilà ce qu’écrivait Michel Duborgel dans la revue « La pêche et les poissons » sur ce mystérieux animal qui semble, hélas en voie d’extinction.

Comment je pêche l’anguille
par Michel Duborgel


L'anguille, pour moi, c'est un peu ce qu'était la langue pour Ésope; c'est-à-dire, tout à la fois, ce qu'il y a de pire et de meilleur. Existe-t-il, en effet, pire voleur d'œufs et d'alevins que ce poisson serpentiforme migrant en bandes innombrables depuis la mer des Sargasses pour s'égailler dans les fleuves, les rivières, les rus, les canaux, les lacs et les étangs; voire, en rampant au besoin à travers champs et chemins creux, jusque dans les plus petites mares sans aucune communication avec les eaux libres?



Mais existe-t-il aussi quelqu'un qui, après avoir goûté à une platée d'anguilles des gaves accommodées «à la Bordelaise » (c'est-à-dire en tronçons tout simplement rissolés à la poêle avec un hachis d'ail et de persil), oserait dire que ça n'est pas un vrai régal? Peut-être un de ces gars qui, pour n'aimer pas plus l'ail qu'ils n'aiment le bon vin, finissent généralement leur vie de «pisse-vinaigre» avant la cinquantaine.
Mais sûrement pas les Lacarrère, Etcheverry, Mirassou, Pucheu et autres joyeux copains d'Autevielle-Saint-Martin... copains qui se souviennent sans doute encore du soir d'orage où, pour avoir voulu leur pêcher une platée d'anguilles comme j'avais coutume de la faire quand le tonnerre grondait sur le gave de Mauléon, j'ai failli perdre mon bateau, deux de mes cannes à saumons... et, avec, le « hil dou diable» de Duborgel que j'étais pour eux! Ni ce «hil dou diable non plus», qui, fort heureusement pour lui, vit toujours, « toustem gauyoùs » (NDR : « toujours joyeux au sens « dru « du terme) et, désormais presque toujours dans un petit fleuve côtier normand ou même en bordure des falaises cauchoises, s'amuse encore à pêcher l'anguille des diverses façons que voici :

OU TROUVE-TON DES ANGUILLES ?

En eau douce, un peu partout à l'exception des lacs de haute montagne; c'est-à-dire depuis l'estuaire des grands fleuves jusque dans les plus petites mares et, hélas, jusque dans le cours supérieur de certaines rivières à truite. Avec une majorité de « verniaux», anguilles caractérisées par un museau large et arrondi et qui peuvent, chez les femelles, atteindre plus d'un mètre pour plus de huit livres. Telle, par exemple, celle qui, grosse comme une bouteille, avait remorqué la canne d'un vieux pêcheur endormi jusqu'au milieu d'une gare d'eau du vieux canal de Briare et que j'ai été lui chercher à la nage... en 1931 ou 32! En eau salée ou saumâtre, dans les bassins portuaires, à l'embouchure des fleuves côtiers, sur les grèves avoisinantes, dans les étangs littoraux et les canaux, étiers ou graus, par lesquels ces étangs communiquent avec la mer. Avec une majorité de « pimperneaux» : anguilles caractérisées par un museau pointu et qui, pour la plupart des mâles, ne dépassent que rarement cinquante centimètres. Telles, par exemple, celles que je pêche au Pays de Caux et qui, d'une saveur iodée que n'ont certes pas celles d'eau douce, compensent largement leur petite taille par leur nombre incroyablement élevé à certains endroits.

OU LES ANGUILLES SE TIENNENT-T-ELLES DE PRÉFÉRENCE?
Partout où elles peuvent se cacher pour, sauf par eau trouble, n'en sortir qu'à la tombée de la nuit: enrochements de protection des jetées, moles, estacades, jetées et piles de pont, «caves» ou «chaves» sous les berges, trous sous les roches, herbiers de bordure ou de pleine eau, fonds vaseux. Voire, pourvu que, ça et là, il y ait des galets à peine plus gros que les deux poings réunis, fonds caillouteux.
Tel, par exemple, celui de certains pools du cours médian du gave d'Oloron, où, en été, il doit y avoir une anguille à peu près sous chaque caillou.

QUELLE EST LA MEILLEURE SAISON POUR PÊCHER L'ANGUILLE?
Depuis le moment où, en mai, les bourgeons se transforment en feuilles jusqu'à celui où, en octobre, celles-ci commencent à jaunir et à se recroqueviller. Avec, comme saison majeure, le plein cœur de l'été et, surtout, le mois d'août. Puis, dès la chute franche des feuilles jusqu'au moment où les bourgeons commencent à s'entrouvrir, un arrêt quasi total des prises. Du moins en eau douce, car, en bordure de mer, il arrive qu'en mars ou en novembre, on trouve quelques anguilles en suspend à un cordeau tendu pour le poisson plat.

HEURES FAVORABLES A SA PÊCHE
Sauf en période de crue, où, à l'exception d'une crue de fonte de neige qui leur cadenasse le bec aussi hermétiquement qu'elle le fait pour le saumon et la truite, les anguilles peuvent mordre aussi bien de jour que de nuit, à partir de la tombée de la nuit; c'est-à-dire à partir du moment où les chauve-souris commencent à sortir. Et, là, pour ma part, c'est extrêmement simple... je crois bien que, durant les trois quart du temps total que j'ai pu consacrer à la pêche de l'anguille, j'ai été passible d'un P.V. pour pêche en dehors des heures légales! En effet, non seulement je n'ai jamais très bien su si l'extension de la pêche de l'anguille à deux heures avant le lever du soleil et deux heures après son coucher était une mesure accordée sur tout le territoire national ou si elle ne l'était que par certaines Fédérations Départementales à connaître. Mais j'avoue que, de toute façon, je n'ai jamais su m'arracher au charme de cette pêche par une belle nuit d'été au bout de deux heures seulement! ...Tant et si bien que, même si vous pensez comme moi que, surtout dans les rivières à truite, l'élimination d'un tel prédateur vaut bien qu'on s'y attarde (c'est le cas de le dire !), je ne puis que vous engager à ne pas me suivre sur ce terrain.
Et, quant aux obligations légales, j'ajoute même ceci :
a) Comme les modes de pêche décrits ici ne correspondent absolument pas à la définition légale de la ligne flottante, il est donc nécessaire, même en ne les pratiquant qu'à une seule ligne, d'être porteur d'une carte de membre de l'A.P.P. amodiant le lieu de pêche ou accordant la réciprocité à la vôtre.
b) En ce qui concerne la pêche aux cordeaux dormants (que je ne pratique pas, d'une part parce que, si je suis un couche-tard, je ne suis pas un lève-tôt, et d'autre part parce que cela ne m'amuse absolument pas de retrouver une truite(en suspend à une corde alors qu'elle m'aurait tant diverti au bout de ma canne à mouche), il faut non seulement un permis spécial dans n'importe quelles eaux libres; c'est-à-dire même dans celles du domaine privé que certains riverains confondent à tort avec les eaux closes; mais, dans certains départements riches en rivières à truites et précisément pour protéger celles-ci, l’eschage des cordeaux à anguilles avec des vairons ou autres poissons est — fort heureusement — interdit.

CONDITIONS PARTICULIÈREMENT FAVORABLES A LA PÊCHE DE L'ANGUILLE
— Eau franchement jaune et montant lentement ou stabilisée au plus haut niveau d'une crue lente : excellent dans tous les amortis et à n'importe quel moment de la journée.
— Temps très couvert et orage grondant en amont de l'endroit où l'on se trouve : fameux, même en plein jour et par eau encore claire, car, un peu comme les saumons, les anguilles sentent venir une crue bien avant qu'elle se produise et pointent leur nez hors de leurs cachettes.
— Eau très claire et niveau bas : médiocre, même par temps sombre, tant que la nuit n'est pas franchement tombée; sauf en période de nouvelle lune ou « lune noire », période durant laquelle, pendant les fortes chaleurs de juillet-août, il y a plus d'anguilles à prendre sur le dos d'âne d'un gué que dans un trou profond.
— Rivière sortant de son lit à la suite d'une crue soudaine suivie d'une décrue aussi rapide : rien à espérer, ni de jour, ni de nuit, tant que l'eau « remonte » partout en charriant des myriades de détritus. Mais, dès qu'au rabais, un trou envahi par la crue se trouve coupé de la rivière, bien plus d'anguilles à prendre dans ce trou que dans celle-ci. Et cela pour la bonne raison qu'elles savent qu'il y a là des tas de poissons qui ne pourront s'en échapper... alors qu'il leur suffira de ramper à travers le pré pour regagner la rivière après avoir disputé les derniers prisonniers aux oiseaux d'eau et aux rats!

LES ESCHES A ANGUILLE
(par ordre de préférence personnelle)
— Vairon, goujonnette, vivants ou morts.
— Moitié d'ablette séchée au soleil ou gueulin prélevé sur le dos d'un gardon ou autres poissons.
— Lombric ou, aussi bien si ce n'est mieux, paquets de vers de terreau. Cela en signalant qu'un gros ver marin (arénicole ou « vérot ») vaut tout autant qu'un lombric dans le cours inférieur des petits fleuves côtiers et qu'en bordure de mer, dans les parages de l'embouchure de ceux-ci, un lombric vaut tout autant qu'un vérot.
— Chatouille (petite lamproie).
— Tripes de poulet, rate crue et veau cuit.
— Limaces de jardin et escargots extraits de leur coquille.
— Moules cuites juste ce qu'il faut pour les raffermir un peu. Excellentes dans les fleuves côtiers (Saâne, Scie, etc.), même pour la truite.
— Deux grillons tête-bêche, esche fameuse par eau basse en été; par exemple, au crépuscule, sous une arche de pont, au ras de l'enrochement de protection d'une pile. Cela en signalant que j'ai pris trois grosses carpes en péchant ainsi.
REMARQUES TRÈS IMPORTANTES
— Surtout de nuit, l'obstination de l'anguille est telle qu'elle finit par s'accrocher à un gros hameçon (1/0 et même au-dessus puisqu'il m'est arrivé d'en prendre sur un hameçon 3/0 destiné aux morues). Mais, pour être assuré de la cracher rapidement et au fond des tripes, mieux vaut utiliser un «petit» hameçon N° 5 ou 6 fort de fer (renversé et étamé) que la plus forte anguille ne saurait ouvrir puisque, en péchant la dorade (griset) au gueulin d'encornet, j'ai accroché plusieurs congres de 10 kg et plus... et les ai amenés à bord sans que ce petit hameçon montre la moindre trace de fatigue.
— Si l'anguille ne prend pas ombrage de la grosseur de l'avançon (puisqu'on les prend sur les gros mais souples «pis» câblés des cordes de plage), elle se méfie de sa raideur. Et, même de jour, mieux vaut un avançon souple en nylon, lin, coton ou « soie » câblé ou tressé force 15 kg ou plus qu'un avançon en crin mono-fil qui, à 8 ou 10 kg, est déjà plus raide que ceux-ci. D'autant plus que, comme la finesse est inutile, plus c'est costaud, plus ça permet de jouer au « à toi, à moi » pour déloger une anguille rencognée dans un trou.
— Bien que cela ne soit pas absolument nécessaire, mieux vaut intercaler un émerillon à agrafe entre le corps de ligne et l'avançon. D'une part parce que l'anguille est une véritable machine à vriller, d'autre part parce que, comme elle est généralement prise au fond des tripes, mieux vaut, en prévoyant d'autres avançons de rechange, ne procéder à l'extraction de l'hameçon qu'au retour de pêche.
D'autant plus que, comme elle est aussi glissante qu'increvable, le truc du chiffon sec, celui du chiffon humide imprégné de sable (déjà meilleur), celui du journal déployé, celui du coup de badine par le travers de son corps de serpent, celui du coup de canif ou de ciseau en travers de sa queue, tout cela m'a surtout servi à enduire les manches de mon blouson de mucus et de sang.

MODES DE PÊCHE

PÊCHE AU TOC
Matériel principal
En ne péchant qu'à la canne tenue à la main (et j'aime bien ça parce que ça permet de jouir du «coup de téléphone» dès la plus légère prise de contact... et même d'apprécier l'importance de l'interlocuteur), on peut utiliser une trique quelconque.
Mais, en péchant canne calée, mieux vaut une canne qui, tout en étant suffisamment robuste pour jouer au plus fort la guirlande avec une anguille rencognée sous un roc, soit quand même munie d'un scion suffisamment flexible pour qu'on puisse repérer les tocs les plus légers, tocs qui sont souvent le fait d'une grosse anguille qu'il vaut mieux décoller du fond le plus vite possible. Et les miennes ne sont ni plus, ni moins que mes cannes à saumon.
Quant au moulinet, pourvu qu'il puisse contenir une trentaine de mètres de fil quelconque, nylon tressé ou mono-fil, force 10 kg ou plus, il peut être simple sans aucun inconvénient. Au contraire, car, à l'aide d'un moulinet à tambour fixe, on lance si aisément qu'on place l'esche trop loin du bord... alors que, au crépuscule, les anguilles commencent toujours à chercher pitance au ras de la rive pour ne s'en éloigner qu'au fur et à mesure que la nuit s'avance.

Agencement d'un bas de ligne à anguilles
1 - Pour fonds normaux : glissée sur le fil en provenance du moulinet, une olive de 8 à 20 ou 25 grammes venant buter contre un fort émerillon à agrafe. Fixé à celle-ci, un avançon de 30 à 40 cm en crin monofil 30 à 35/100e ou, mieux, en tresse nylon ou en dacron force 10 kg ou plus armé d'un hameçon simple fort de fer renversé N° 4 ou 5.
2 - Pour fonds très rocailleux : mêmes éléments sauf plomb remplacé par un lest quelconque, vieil écrou, vieille bougie de moteur de voiture, etc., fixé à l'émerillon à l'aide d'un brin de fil nettement plus faible que la ligne elle-même (montage de mer dit «cassant»). Quant au reste, c'est tout simple :


Que ce soit le scion ou les mains qui les enregistrent, un toc, puis deux tocs successifs suivis de « tics-tics » rageurs : petite anguille; un toc franc suivi d'autres tocs de plus en plus atténués : anguille moyenne... ou une grosse qui, s'étant peut-être un peu piquée, hésite avant de finir son repas; pas de tocs mais (comme pour les gros congres) un tremblotement comme s'il y avait un courant électrique : grosse anguille.
De toute façon, après ferrage, agir exactement comme pour un congre; c'est-à-dire en halant sans brusquerie mais sans jamais rendre de fil. Et, une fois l'anguille hors de l'eau, agir comme je l'ai dit plus haut : au lieu d'essayer d'en extirper l'hameçon, la mettre avec son avançon dans un grand sac de jute (sans trous!) où, une fois celui-ci enroulé, il fait si sombre qu'elle ne cherche pas à s'en évader.

PÊCHE AU BATON
Au bout d'un avançon en nylon tressé force 12 à 15 kg, un hameçon droit spécial à anguille pour eschage au lombric, hameçon monté en faisant, selon ce croquis, une boucle plus longue que l'un des segments de l'hameçon. Pourquoi? Parce que, comme il n'y a pas de nœud le long de cet hameçon, celui-ci glisse dans le ver sans l'abîmer ; ceci en notant que cet hameçon peut fort bien être remplacé par un simple fort de fer N° 4 ou 5.

1 - A environ 15 cm du bout pointu d'un bâton de 1,50 m à 1,80 m de long, une gorge où on fixe l'avançon et, facultatif, une autre gorge à 10 cm de l'autre bout, gorge où l'on fixe une ficelle de 50 à 80 cm nouée à un piquet servante retenir le bâton contre la berge et, aussi, à mieux repérer son emplacement quand il commence à faire nuit. C'est tout; mais, dans les petits fleuves côtiers (du genre de celui qui passe au pied de ma maison) où la profondeur moyenne ne dépasse pas 1,50 m, il suffit de planter un bâton de ce genre au ras des berges creuses pour être assuré de retrouver une anguille au bout... ceci en soulignant qu'en dehors du domaine maritime, vous n'avez évidemment droit qu'à trois bâtons; et encore à condition d'être membre de l'A.P.P. amodiant le secteur; et quand bien même vous pécheriez dans des eaux appartenant au domaine privé où, contrairement à ce qu'on croit, ni leur propriétaire, ni ses ayants droit ne peuvent agir contrairement aux lois en vigueur hors des eaux closes.
2 - Autre façon de faire : au bout d'un bâton de même longueur que précédemment, soit un autre bâton d'environ 50 cm fixé à l'équerre du premier à l'aide d'un fil croi-sillonné, bâton fendu à son extrémité afin qu'on puisse y engager l'extrémité de l'avançon représenté en pointillé; soit, beaucoup plus solide, un brin de gros fil de fer galvanisé ligaturé à la base du bâton comme un fer de gaffe; avec, au bout, une baguette fendue servant à coincer l'avançon (le même que celui du bâton 1) selon ce croquis. Ce «diguet» (nom cauchois du bidule) enfoncé dans un «chave» (caverne sous la rive); et, sans qu'il soit besoin d'attendre la nuit, à nous les plus grosses anguilles... avec la même réserve que pour le premier; c'est-à-dire pas plus de trois.

PÊCHE A LA VERMÉE





1 – Deux douzaines de lombrics enfilés comme un chapelet de saucisses sur un fil multi-brins (coton à repriser ou, mieux, fil à coudre les sacs de jute) à l'aide d'une aiguille de matelassier. Ce chapelet enroulé en pelote suspendue à un cordonnet d'environ 2 m lesté d'une olive d'une cinquantaine de grammes butant contre un nœud fait à 10 cm au-dessus. Ce cordonnet noué à l'extrémité d'une perche d'environ 2,50 m. Avec, comme accessoire, un parapluie. Soit quand un orage a troublé l'eau de ma petite rivière côtière (pardon! de mon fleuve, puisque, malgré ses deux mètres de large, c'est ainsi qu'on doit le nommer)soit à la tombée de la nuit, je descends cette vermée à la verticale dans un trou jusqu'à ce que l'olive touche le fonds; puis, je la relève très doucement d'une vingtaine de centimètres; et, dès que je perçois un «gratouillis», je continue le mouvement de relevage sans secousses, -anguille aux fines dents empêtrées dans le fil de la pelote et, avant qu'elle ait eu le temps de se dégager, déposer dans un parapluie ouvert, lesté d'un caillou et posé sur l'eau au ras de la rive. C'est ça, la pêche à la vermée ou, si vous préférez, au parapluie.
2 - A l'intention de ceux qui, comme moi, sont un peu fainéants : chapelet de lombrics remplacé par un vieux bas nylon dans lequel, en plus d'un caillou, on met une bonne poignée de vers qui, au lieu de ces lombrics parfois difficiles à trouver en quantité suffisante en été, peuvent être des vers de terreau faisant tout aussi bien l'affaire, si ce n'est mieux.
Ça fonctionne aussi bien que la vermée classique, les dents des anguilles s'empêtrant cette fois dans les fines mailles du bas.


3 - Pour terminer, voici le meilleur traînant à anguilles (et poissons plats) pour pêcher à soutenir du haut d'une jetée ou des parois d'un bassin portuaire :
Bas de ligne de 1 m, en crin 35 ou 40/100e, armé de deux hameçons simples N° 4 et fixé à une équerre en fil de fer galvanisé munie d'un émerillon.
Contrairement à ce qui se passe en échelonnant les avançons au-dessus du plomb quand on pêche à fil tendu du haut d'un quai, ce «traînant» ne peut que «traîner» sur le fond et quand bien même on descendrait le plomb à la verticale.
M.D.
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Petchy
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MessageSujet: Re: La pêche de l'anguiille   Jeu 31 Déc - 17:17

Merci Manni pour cet excellent article
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feederman
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MessageSujet: Re: La pêche de l'anguiille   Jeu 31 Déc - 22:00

Merci Manni , toujours de beaux récit,que j'ai grand plaisir à lire Merci
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